Pourquoi je reste sur mon téléphone à 23h alors que je veux dormir

Il est 23h14. La lampe est éteinte, le réveil est réglé sur 6h30, et ton pouce a déjà rallumé l'écran avant que tu aies décidé quoi que ce soit.

Ce n'est pas une vidéo que tu cherches. Le fil défile, une story déjà vue hier, une conversation déjà lue deux fois. Tu te dis encore cinq minutes et j'éteins. Tu éteins, la chambre redevient noire, et en moins d'une minute la main est repartie sur la table de nuit. La lumière revient sur le plafond. Ce qui me frappe, c'est que tu n'y prends même pas tellement de plaisir.

Le corps est prêt, la journée non. Éteindre pour de bon, c'est accepter qu'elle est finie, avec ce qui n'a pas été dit, ce qui n'a pas été fait, et demain qui recommence. Ce petit glissement du pouce, c'est le seul moment où personne n'attend rien de toi. Et ce que ça coûte, tu le sais déjà : une heure prise sur demain, à chaque fois.

Le corps est prêt à dormir, la journée non.

Je me demandais…

Tu attends quoi de demain, pour avoir autant de mal à laisser partir aujourd'hui ?