Pourquoi le dimanche soir est plus lourd que le lundi matin
Il est 21 h, dimanche. Tu n'as rien à faire, et c'est l'heure la plus lourde de ta semaine.
Le lundi matin, tu es dedans : des choses à faire, des gens qui parlent, le corps suit. Le dimanche à 21 h, il n'y a rien, et c'est pire. Je trouve cette heure-là injuste. Alors tu ouvres le téléphone, ça remplit exactement le vide qui vient de s'ouvrir. Sauf que le téléphone, un dimanche soir, montre des gens qui ont eu un meilleur week-end que toi, ou qui en ont l'air. Tu y vas pour arrêter de faire ton bilan, tu tombes sur celui des autres.
Ce qui serre, ce n'est pas la semaine qui vient. C'est ce qu'elle dit sur celle qui finit. C'est le seul moment où tu n'as plus le travail pour te distraire, ni le week-end devant toi pour espérer. Il ne reste que le bilan, et il vient tout seul. Le dimanche ne crée rien, il découvre. Si ça serre tous les dimanches, ce n'est pas le dimanche.
Le dimanche ne crée rien, il découvre.
Je me demandais…
Et toi, tu es qui le dimanche à 21 h, quand plus personne n'a besoin de toi ?